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Cinquantenaire

Cinquantenairephoto cinquante ansA quelques jours de la célébration du cinquantenaire, le Tchad est d’atmosphère festive. Le 11, il se déroulera un défilé militaire à la place du cinquantenaire et le 12 un défilé civil suivi d’une course hippique qui se déroulera à partir de 15h. Nous sommes pour l’occasion descendus dans les rues pour savoir comment les tchadiens préparent cette fête et comment ils l’aperçoivent. Non loin de la banque Libye qui se situe à proximité du centre culturel al mouna un taxi moto appelée communément clando man, nettoie sa moto. Deux petits drapeaux tchadiens flottent sur sa moto. Selon lui, le cinquantenaire constitue une très grande fête que tout tchadien doit fêter. Il s’estime heureux des chantiers qui s’élèvent partout à N’Djamena et souhaite que cela continue jusqu’à ce que le pays soit entièrement construit. Partout sur les routes, rues et ruelles des drapeaux flottent devant les entreprises, petites comme grandes, les uns accrochés sur les voitures, d’autres devant les boutiques. Le drapeau tchadien est omniprésent. Il est sur les ronds point, devant les boutiques, les bâtiments, sur les rubans partout. Pour Haroun, jeunes entrepreneurs, il est important que le drapeau tchadien soit omniprésent et non seulement durant les fêtes. Il doit être là et toujours afin que le tchadien se sentent plus proche de son pays et se rappelle de son devoir. Ce sera un gage de civisme. Il le compare au drapeau américain qui selon lui est partout : à la maison, à l’école, sur les têtes… D’autres affirment qu’ils s’opposent à l’idée selon laquelle plusieurs milliards sont investis pour des festivités qui vont finir au plu tard le 15. Cet argent selon eux, si seulement le tiers était investi sur les produits alimentaires, le vie sera plus facile pour le tchadien et de cette manière chaque tchadien bénéficiera efficacement du changement. Issa vendeur de colas pense que jusqu’à présent le Tchad n’et pas indépendant et souverain à cause de la présence militaire française dans son pays. Cela ne sert à rien de fêter. Beaucoup de tchadien n’arrive pas à manger à leur faim et sont complètement couper de la célébration de cette fête. L’Etat doit beaucoup plus songer à investir dans un développement beaucoup plus significatif. Aujourd’hui la ville de N’Djamena commence à se métamorphoser positivement et nous pouvons lire dans la conscience de tout tchadien la volonté de voire son pays s’embellir. Aussi à quoi ressemblera une belle ville avec une majorité de la population pauvre et misérable ? La place du cinquantenaire est presque achevée, les routes sont nettoyées, les ronds points réfectionnés, des espaces reconstruits, une foire géante était inaugurée le 07 janvier au lieu du 02. La ville est animée de danses et musique traditionnelle financées par le fond alloué par l’Etat pour le cinquantenaire. Côté culture, 45 000 000 de FCFA ont été investit afin d’accompagner et d’appuyer financièrement les artistes tchadiens dans leurs exercices. Des bus ont été mis à la disposition de ces artistes pour faciliter la liaison entre le lieu de spectacle et le point de départ. Des concours de danse, d’art plastique, de théâtre ont eu lieu à cet effet. Les prix seront remis le 12 janvier après la course hippique qui aura lieu au stade omnisport Idriss Mahamat Ouya.



10/01/2011
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