lesyeux desalma

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Au Tchad la confédération Libre des Travailleurs du Tchad (CLTT) appelle à la grève.

Selon moi, un travail est considéré comme facteur de réussite, lorsqu'après une certaine période de  travail, l’homme arrive  à se surpasser de ses besoins vitales ou élémentaires parmi lesquels, se nourrir, se loger, se soigner, s’habiller, s’informer et s’éduquer pour pouvoir économiser de l’argent pour  d’autres fins. Au Tchad, travailler n’est pas forcement synonyme de réussite. D’aucuns tchadiens vivent à crédit. C'est-à-dire, le salaire finissant aussitôt, quelquefois après une semaine de gain, le fonctionnaire est obligé de prendre de s'endetter pour  satisfaire ses besoins en attendant le salaire prochain . D’autres salariés du secteur privé affirment que leur salaire contracté entre le 25 et le 29 du mois s’épuise avant le 5 ou le 6 du mois.

Ceci est dû à l’inégalité entre le salaire et le niveau de vie au Tchad. Il paraît irréaliste de passer trente jours avec un maigre salaire à satisfaire ses besoins, surtout lorsqu’on a une famille très large.

Qu’avons-nous remarqué lorsque le prix des carburants avait chuté ? la consommation et le pouvoir d’achat on subitement grimpé. Cela dit, le faible taux du salaire tchadien est l’un des facteurs du sous développement de notre pays. Il s’explique par le fait que la majorité des tchadiens étant pauvres, peu d’argent soit injecté dans les marché pour pouvoir booster le pouvoir d’achat. En conséquence moins il y a des dépenses, moins le pouvoir d’achat y est. C’est pour trouver une solution à cette situation critique que le CLTT avait  publié un communiqué de presse.

 

 

 

 

 

 

Communiqué de presse

 

Suite à une communiqué de presse, le Bureau Exécutif Confédéral de la confédération Libre des Travailleurs du Tchad (CLTT) réuni ce jour 12 octobre 2011 àla Boursedu Travail en session extraordinaire d’urgence sur interpellation des responsables des différentes fédérations professionnelles et syndicats de base, des délégués du personnel et des délégués syndicaux représentant les Secteurs publics, parapublic et privé, pour se pencher une fois encore sur la situation sociale très déplorables des travailleurs et travailleuses.

Pour rappel, la CLTTpar des communiqués de presse et dont la récente date du 1er octobre 2011 a attiré l’attention du gouvernement  et du patronnât sur a situation sociale qui se détériore au jour le jour et qu’ils se rechignent  dans un mutisme totale en faisant sourde oreille aux cris de détresse des travailleurs  et travailleuses.

La cherté de vie persiste à travers les prix des denrées alimentaires sur les différents marchés et la pénurie des produits pétroliers.

Le SMIG n’est pas appliqué à l’ensemble des secteurs et ni sa percussion sur les salaires catégoriels effective et ce, malgré les conclusions des commissions mises à cet effet.

La valeur indiciaire n’a pas été revue à la hausse alors que le protocole d’accord de 20 juin 2007 conclu entre le gouvernement et les organisations syndicales prévoyait leur relèvement lorsque la situation financière le permet. Or, depuis lors, les ressources financières ont triplé voir quadruplé.

Les allocations familiales au taux de 2000FCFA par enfant et par mois ne sont pas encore versées.

De ce constat amer qui n’honore pas un pays pétrolier comme le notre, CLTT demande au gouvernement et au patronat de se départir de leur mauvaise habitude à maintenir les travailleurs et travailleuses dans une situation de chaos social généralisé.

Par ailleurs,la CLTTsignifie au gouvernement et au patronat un préavis de grève de 6 jours francs à compter du 13 octobre 2011 conformément à l’article 457 du code de travail.

Si rien n’est fait de concret dans ce délai raisonnable,la CLTTse verra dans l’obligation d’appeler les travailleurs de tous les secteurs à observer un arrêt collectif de travail de trois jours renouvelables.

Tout en étant disposé au dialogue et à la négociation,la CLTTappelle le gouvernement et le patronat à plus de responsabilité  et au respect scrupuleux de leurs engagements pour asseoir une paix et une justice sociale durale et équitable dans notre monde de travail.

 

N’Djamena fait le 12 octobre 2011

 

Pour le Bureau Exécutif

 

Le Secrétaire Général

 

Brahim Ben Said

 

 

La grève est repoussée à la date du 25 octobre 2011

 



18/10/2011
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